Deux opérations spéciales sont menées au large de Cherbourg par des navires de la Marine nationale. Des AVURNAV (avis urgents aux navigateurs) ont par ailleurs été publiés.
Cartographies des AVURNAV relatifs aux opérations spéciales menées au large de Cherbourg (crédits : Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture / PING)
La première, une opération de guerre des mines, s'est déroulée du 14 au 24 septembre au large des ports de Cherbourg, du Havre et d’Antifer. Celle-ci a été menée par le bâtiment remorqueur de sonar (BRS) Altaïr.
Long de 28,3 mètres pour 7,7 mètres de large, il est armé par 25 marins. Équipé d’un moteur diesel de 800 chevaux et d’une mitrailleuse de 12,7 mm, il est basé à Brest.
L’Altaïr fait partie d’une série de 3 navires. Le premier de série, l’Antarès, a été désarmé en avril 2026. Le dernier, l’Aldébaran, a quant à lui réalisé la même opération de chasse aux mines du 10 août au 5 septembre derniers. Mis en service entre 1993 et 1995, ces anciens bâtiments seront remplacés par des drones de lutte anti-mines. Les Altaïr et Aldébaran seront transformés en bâtiments d’instruction à la navigation (BIN) pour servir aux côtés de leurs sisterships Glycine et Églantine.
La seconde opération est un levé hydrographique réalisé du 15 septembre au 3 décembre au large du cap de la Hague par le Laplace et le Borda.
Un bâtiment hydrographique de seconde classe en opération de chasse aux mines au large du cap de la Hague (derrière le voilier Gunilla (à dr.)
Ces navires sont des bâtiments hydrographiques de seconde classe (BH2) de classe Lapérouse. Celle-ci comprend 3 bâtiments hydrographiques (Lapérouse, Borda et Laplace), 1 patrouilleur (Arago ; ancien bâtiment hydrographique reconverti en 2002) et 1 navire d'expérimentation de guerre des mines (Thétis).
L'Arago (patrouilleur ; à g.) et le Thétis (navire d'expérimentation de guerre des mines ; à dr.) font partie de la classe Lapérouse
Le remplacement des 3 anciens navires hydrographiques construits entre 1985 et 1989, initialement prévu entre 2022 et 2026, ne cesse d’être reporté pour des questions budgétaires. Ils devraient l’être par 2 bâtiments hydrographiques de nouvelle génération (BH-NG). Longues de 90 mètres, ces unités embarqueront des drones de surface et sous-marins.
Actuellement, les Laplace et Borda cartographient les fonds marins pour le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine). Longs de 59 mètres, leurs équipages sont composés de 43 personnes dont 3 officiers et 11 hydrographes. Ils transportent notamment 2 vedettes hydrographiques.
En plus des opérations pré-citées, les rades de Cherbourg ont reçu des navires-écoles de la Marine nationale à deux reprise, à savoir les 3 et 4 octobre puis les 14 et 15 octobre. Les bâtiments-écoles (BE) de classe Léopard, surnommés "la ménagerie", étaient accompagnés des bâtiments d'instruction à la navigation (BIN) de type Glycine.

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