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Escale exceptionnelle de la FDA Chevalier Paul à Cherbourg

Publié par Quentin Lepetit sur 20 Février 2026, 07:30am

Catégories : #Marine Nationale

Depuis le 16 février, le Chevalier Paul, un navire militaire imposant était positionné le long de la digue du Homet dans le port militaire de Cherbourg.

La FDA Chevalier Paul, le long de la digue du Homet, en petite rade de Cherbourg

La FDA Chevalier Paul, le long de la digue du Homet, en petite rade de Cherbourg

Il s’agit d’une des 2 frégates de défense aérienne (FDA) que compte la France, avec sa jumelle Forbin. Son équipage est composé d’environ 200 marins. Longue de 152,87 mètres pour 20,3 mètres de large, cette grande frégate est considérée comme destroyer, vis-à-vis de la classification de l’OTAN, et classée comme frégate de premier rang de la Marine française. Sa ville marraine est Nantes.

Escale exceptionnelle de la FDA Chevalier Paul à Cherbourg

Cette frégate antiaérienne est issue du programme Horizon, co-imaginé avec l’Italie, qui en dispose également, et partiellement le Royaume-Uni, qui s’était retiré du projet. Avec ses nombreux systèmes de détection aérienne, cette frégate peut surveiller une zone de 400 kilomètres de diamètre.

Ayant débuté en décembre 2003, la construction a eu lieu aux chantiers DCN de Lorient. Le navire a été mis a l’eau en juillet 2006 et a réalisé ses essais à la mer à partir de novembre 2007. La frégate a finalement gagné la base navale de Toulon, à laquelle elle est affectée.

Escale exceptionnelle de la FDA Chevalier Paul à Cherbourg

Étant une frégate de défense aérienne, le bâtiment dispose de missiles antiaériens et antibalistiques, à savoir 32 missiles Aster 30 d’autodéfense et 16 missiles Aster 15 de défense de zone, de portées respectives supérieures à 30 et 120 kilomètres et d’altitudes pouvant dépasser les 30 et 20 kilomètres.

Navire militaire, le Chevalier Paul est également équipé d’un armement complet particulièrement important.

Ainsi, pour la lutte anti-sous-marine, le bâtiment embarque 24 torpilles légères propulsables par 2 tubes lance-torpilles MU90.

De plus, 8 missiles antinavires Exocet, type MM40 Block3, d’une portée supérieure à 180 kilomètres, sont disponibles à bord.

Enfin, 2 canons navals automatiques OTO-Melara 76 millimètres et 3 tourelles téléopérées de type canons Narwhal 20 millimètres équipent le Chevalier Paul.

Quelques uns des systèmes utilisés par la frégate de défense aérienneQuelques uns des systèmes utilisés par la frégate de défense aérienneQuelques uns des systèmes utilisés par la frégate de défense aérienne

Quelques uns des systèmes utilisés par la frégate de défense aérienne

La frégate peut aussi déployer un hélicoptère AS565 Panther de combat naval, plus communément dénommé Dauphin militarisé. Celui-ci peut apponter sur une plateforme de 530 m² puis être stocké dans un hangar de 180 m².

Des embarcations légères peuvent enfin être mises à l’eau par la frégate.

Le Chevalier Paul peut notamment déployer un hélicoptère et des embarcations légères
Le Chevalier Paul peut notamment déployer un hélicoptère et des embarcations légèresLe Chevalier Paul peut notamment déployer un hélicoptère et des embarcations légères

Le Chevalier Paul peut notamment déployer un hélicoptère et des embarcations légères

Le Chevalier Paul est le troisième bâtiment de la Marine française à porter ce nom, après un contre-torpilleur et un escorteur d’escadre. En raison des actions du premier cité lors de la Seconde Guerre mondiale, l’actuel Chevalier Paul porte une flamme distinctive au mât de beaupré. Celle-ci est verte et ornée d’une croix de guerre rouge, côté hampe, puisque le navire avait été distingué de la croix de guerre 1939-1945 avec 3 citations.

La flamme distinctive du Chevalier Paul

La flamme distinctive du Chevalier Paul

Cette escale exceptionnelle intervient dans le cadre de l’exercice interarmées et multi-milieux Orion 26, ayant lieu de février à avril compris. La frégate Chevalier Paul y agit en escorte et protection du groupe aéronaval (GAN).

Parti de Toulon le 27 janvier dernier, celui-ci est notamment constitué du porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la Marine nationale, transportant un Hawkeye, des Rafale Marine et des hélicoptères.

Après un passage en Atlantique, il est actuellement positionné en Manche et est notamment accompagné de la frégate multi-missions (FREMM) de défense aérienne (DA) Alsace, du bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Chevallier et d’un sous-marin nucléaire d’attaque de classe Suffren.

La FREMM Normandie (semblable à la FREMM Alsace) et le SNA Tourville (de classe Suffren)La FREMM Normandie (semblable à la FREMM Alsace) et le SNA Tourville (de classe Suffren)

La FREMM Normandie (semblable à la FREMM Alsace) et le SNA Tourville (de classe Suffren)

Orion 26 aura également permis de consolider les coopérations entre l’armée française et celle des nations alliées puisque 4 frégates étrangères avaient rejoint le groupe aéronaval français pour escorter le porte-avions : l’italienne Andrea Doria (jumelle du Chevalier Paul), l’espagnole Álvaro de Bazán, la marocaine Mohammed VI et la néerlandaise Evertsen.

En plus de ces navires, les nouveaux bâtiments Amiral Ronarc’h, frégate de défense et d’intervention (FDI), et Jacques Stosskopf, BRF, ont aussi participé à cet exercice de grande ampleur qui a également mobilisé deux des trois porte-hélicoptères amphibie (PHA) français, les Mistral et Tonnerre.

Les PHA Tonnerre (en haut à g.) et MistralLes PHA Tonnerre (en haut à g.) et Mistral
Les PHA Tonnerre (en haut à g.) et Mistral

Les PHA Tonnerre (en haut à g.) et Mistral

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