Partie du port de Lorient dans l’après-midi du 19 juillet dernier, la station polaire Tara est passée au large de Cherbourg dans la nuit du 20 au 21 juillet. Après une escale à Rotterdam, elle prendra la direction des ports norvégiens de Tromsø et Kirkenes avant de rejoindre l’Arctique en septembre prochain.
La Tara Polar Station permettra à des scientifiques de mener des recherches sur les milieux polaires et sur le dérèglement climatique au travers de 10 missions prévues durant 20 ans. La première de cette série, nommée Tara Polaris I, se déroulera sur une période de 18 mois, dont 14 mois de dérive.
En effet, sa forme innovante lui permet de s’élever sur la glace tout en garantissant un accès à l’eau pour y réaliser des relevés. Sa coque en aluminium de 2 centimètres d’épaisseur, longue de 26 mètres et large de 16 mètres, lui permet de résister à des températures extérieures allant jusqu’à -52°C.
Dotée de 400 mètres carrés d’espaces intérieurs, la station polaire est équipée de 6 laboratoires. L’équipage et les scientifiques, représentant un effectif de 12 à 18 personnes, se relaieront via un brise-glace ou un avion en fonction des saisons.
Pour rappel, ce navire scientifique a été construit aux Constructions mécaniques de Normandie (CMN) de Cherbourg à partir de septembre 2023. Mis à l’eau en octobre 2024, il avait réalisé des tests dans des conditions proches de celles de l’Arctique entre juin 2025 et janvier 2026. De retour à Cherbourg fin janvier, Tara Polar Station avait subi quelques modifications avant de gagner Lorient le 16 mai dernier.

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